La période transitoire de MiCA, le règlement européen sur les marchés de crypto-actifs, prend fin le 1er juillet 2026. À cette date, les prestataires de services sur crypto-actifs devront détenir un agrément MiCA pour continuer à opérer dans l'Union, ou cesser leur activité. Les acteurs suisses visant des clients de l'UE doivent eux aussi obtenir un agrément auprès d'un État membre.
Adopté en 2023, MiCA est le premier cadre complet au monde pour les crypto-actifs à l'échelle d'un grand marché. Il est entré en application par étapes : règles sur les stablecoins mi-2024, régime des prestataires de services fin 2024, puis périodes transitoires nationales laissées aux acteurs déjà enregistrés. C'est cette dernière tolérance qui expire au 1er juillet 2026, refermant définitivement la parenthèse des régimes nationaux.
Pour les utilisateurs, l'échéance a deux visages. D'un côté, les plateformes agréées offrent des garanties renforcées : fonds propres, gouvernance, séparation des avoirs des clients, règles de conduite. De l'autre, les acteurs non agréés doivent fermer ou se retirer du marché européen, ce qui peut forcer les clients à déplacer leurs avoirs, un moment où les erreurs de manipulation et les tentatives d'hameçonnage se multiplient.
À surveiller : la liste des agréments délivrés par les régulateurs nationaux, le sort des plateformes retardataires, et l'effet de cette consolidation sur les frais et l'offre de services disponibles dans l'Union.